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Jour de fromages, trente-deux références au comptoir
Ce qui change chaque jour est écrit ici le matin même. Le reste de la boutique, lui, ne bouge pas beaucoup.
Nous tenons cette place depuis vingt-six ans, et la règle n'a pas changé : on ne vend que ce qu'on a goûté. Cela limite le catalogue, et cela évite les mauvaises surprises au moment de déballer.
Les fromages viennent de onze affineurs, dont sept travaillent à moins de deux heures d'ici. Les plus fragiles arrivent le mardi matin et partent souvent avant le week-end. Quand il n'y en a plus, on ne les remplace pas par un équivalent industriel, on écrit simplement sur l'ardoise qu'il n'y en a plus.
L'épicerie sèche suit le même principe. Les conserves de légumes viennent d'un atelier de Nîmes qui travaille en petites séries, les huiles d'olive de trois moulins du Gard, et les farines d'un meunier qui moule encore sur pierre. Tout est étiqueté avec le nom du producteur et l'année de récolte quand elle existe.
Vous pouvez goûter avant d'acheter, c'est prévu, et ce n'est pas réservé aux gros paniers. Demandez simplement, il y a toujours un couteau et une planche sur le comptoir.
Nous préparons aussi des paniers pour les repas qui arrivent sans prévenir. Dites ce que vous avez, combien vous êtes, et nous composons sur place en vous expliquant ce qu'il y a dedans.